Great Insights 2026 – Dans la tête des salariés français », dévoilée le 20 janvier par Great Place To Work France, balaie les préoccupations des salariés
Des fonctions managériales peu prisées
Contrairement à certaines idées reçues, l’envie de s’engager et de progresser demeure forte, en particulier chez les jeunes de moins de 35 ans. Plus de la moitié des salariés (53 %) souhaitent assumer davantage de responsabilités, motivés par le développement professionnel, la reconnaissance salariale et une participation accrue aux décisions.
En revanche, les fonctions managériales suscitent davantage de réticences. Les attentes envers les managers sont élevées : les salariés souhaiteraient en effet qu’ils fassent preuve d’écoute (55 %), qu’ils soient garants de la qualité de vie au travail (46 %) et qu’ils soient d’excellents communicants capables de motiver les troupes (40 %). Seul problème : près de quatre managers sur dix déclarent manquer de formation et un sur deux déplore un manque de temps pour exercer pleinement son rôle. Un décalage qui fragilise le modèle managérial et interroge la capacité des organisations à soutenir durablement leurs encadrants. « C’est l’un des points noirs de l’étude.
Les managers doivent retrouver de l’oxygène car ils sont aux avant-postes pour réussir à combiner les attentes individuelles des collaborateurs et la performance collective attendue par la direction », observe Jullien Brezun, directeur général de Great Place To Work France.
Autonomie dans le travail
Dans un marché du travail sous tension, les résultats de l’étude Great Place To Work rappellent que la fidélisation et l’attractivité ne reposent plus uniquement sur les leviers financiers. Ainsi, les salariés sont particulièrement attachés à l’autonomie dans le travail, aux relations entre collègues et à l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle.
Difficultés d’organisation liées à l’absentéisme
Autre enjeu majeur pour les salariés : la préservation de leur santé mentale. Plus d’un quart considèrent que leur travail a un impact négatif sur leur santé, et plus de quatre sur dix déclarent avoir déjà connu une situation de burn out ou d’épuisement professionnel. Le phénomène est particulièrement marqué chez les moins de 35 ans.
La santé physique n’est pas en reste : douleurs et gênes liées au travail concernent plus de quatre salariés sur dix (43 %). Pourtant, les dispositifs de prévention apparaissent insuffisants. Un tiers des répondants estime que leur entreprise n’agit pas concrètement sur la santé mentale, et seule la moitié indique bénéficier d’actions dédiées à la préservation de sa santé physique. Conséquence : près de la moitié (49 %) des salariés observe des difficultés d’organisation liées à l’absentéisme (secteur public : 58 % – secteur privé : 44 %).
L’étude confirme la montée en puissance des enjeux sociaux et sociétaux. 86 % des salariés estiment que leur entreprise a un rôle à jouer pour rendre la société meilleure, et 81 % jugent important qu’elle se dote d’une mission ou de valeurs claires. Toutefois, seuls 48 % considèrent que la politique RSE de leur organisation a un impact concret sur leur quotidien professionnel.
Ref – Liaisons Sociales
